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Il était bien hier à Cuzance, François Hollande. Tout sourire, heureux de partager avec ses amis du Lot l'événement de l'année pour ce village: la foire aux truffes. La corrèze est si proche, une quinzaine de kilomètres à peine, le candidat socialiste à la présidentielle connaît tout le monde ou presque ici. Loin, très loin des secousses qui agitent le PS - un sujet sur lequel il n'a pas souhaité réagir durant sa visite -, François Hollande était à son aise au milieu de la foule et parmi les élus venus l'accueillir comme Martin Malvy, président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Gérard Miquel, président du conseil général du Lot ou encore Jean-Claude Requier, le nouveau sénateur radical de gauche. « Tu sais qu'ici (dans le Lot) tu n'as que des supporteurs », lui lance Gérard Miquel.
Le candidat l'avait déjà constaté en traversant le chapiteau bondé pour gagner la salle de réception. Il va serrer des centaines de mains au passage et trouver le temps d'échanger au milieu du brouhaha, un mot avec chacun.
« Je n'avais jamais été invité à Cuzance, il a fallu que je devienne candidat à la présidentielle pour y être convié ». François Hollande poursuit : « Mais je sais qu'il y aura une autre fête, rien que pour vous retrouver l'an prochain, je vais tout faire pour réussir (l'élection) ».
«Il faut aimer la truffe!»
Au milieu de cette foire aux truffes traversée par près de 4 000 personnes sur la journée, on a bien sûr parlé de la tuber. Les élus du Lot ont vanté auprès de leur illustre voisin, le savoir-faire des producteurs locaux et l'apport de cette culture de terroir. Cent cinquante hectares de truffières sont replantés dans le Lot chaque année. « Je dirai donc aux Français», déclare François Hollande, «qu'il faut aimer la truffe, mais au prix où elle est, il faudra que le pouvoir d'achat augmente ! »
Hier à Cuzance, le kilo de diamant noir s'est négocié entre 600 et 800€. Quarante kilos de belles truffes noires avaient été apportés par les producteurs de la région de Martel.
Après les discours, le candidat à la présidentielle rejoint le chapiteau où le grand repas est servi. Cinq cent quatre-vingts convives. François Hollande fait le tour des tables, pose pour les photos, signe deux ou trois autographes : « Ah je vois encore des Corréziens ! «, remarque-t-il, ravi. Le repas tout à la truffe, du velouté à la purée de pomme de terre en passant par le vol-au-vent, est dégusté avec appétit, mais François Hollande a un emploi du temps minuté et un rendez-vous à Tulle pour présider le Noël des enfants du personnel du conseil général de Corrèze.Loin, si loin des polémiques...
Le directeur de la communication de la campagne de François Hollande, Manuel Valls, est venu dire haut et fort que le candidat PS à la présidentielle "ne se laisserait pas entraîner par les affaires internes" du PS.
MANUEL VALLS, le pare-feu...
François Hollande est "dans un rapport personnel, de confiance avec les Français et rien ne le détournera de sa mission", a déclaré le député de l'Essonne. "Il ne plongera pas dans ce petit bain de petites phrases qui n'ont aucun sens", a-t-il dit, appelant "au ressaisissement de chacun et au rassemblement de tous".
La dépêche du midi publié le 11 décembre 2011 |